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Pour qui

Ne payez plus quarante fois le même menu

Quand une page web est collée dans un modèle, chaque ligne de menu dupliquée et chaque bandeau est compté comme contexte et dispute l’attention au texte qui vous intéresse. Sur un corpus de 109 pages, Clean Clipper a laissé 102 lignes de navigation répétées, là où les trois autres moteurs en laissaient 282, 478 et 491. Le frontmatter donne au passage l’adresse et la date de publication.

Ce que coûte une page collée

Une page web collée telle quelle arrive au modèle avec tout ce qui l’entourait. Le menu principal répété à chaque section, le bandeau cookies, la liste « à lire aussi », le pied de page et ses trente liens légaux : c’est du contexte que vous payez et que le modèle doit trier avant de commencer à travailler. Sur un document long, cette part suffit à faire sortir du contexte la moitié du texte qui comptait.

Le résultat se voit dans les réponses. Le modèle cite un libellé de menu comme s’il s’agissait du titre d’une section, confond deux articles parce que la liste « à lire aussi » a collé leurs titres au texte, ou attribue au document une date qui était celle du pied de page. Donner l’URL plutôt que le texte ne règle rien : beaucoup de modèles n’atteignent pas la page, et ceux qui y arrivent reçoivent souvent la version servie aux robots, pas celle que vous avez lue.

Le problème devient franchement coûteux dès qu’il y a plusieurs sources dans la même conversation. Trois pages collées à la suite forment un seul bloc de texte sans frontière : rien ne dit où finit la première et où commence la deuxième, et quand la réponse affirme quelque chose, vous ne pouvez plus savoir laquelle des trois le disait. Une capture, elle, commence toujours par cinq lignes de frontmatter – title, source, author, published, extraction – qui posent une frontière visible et une adresse vérifiable au début de chaque source.

Ce que reçoit le modèle

Ce qui reste après le retrait de l’habillageservice-public.fr/particuliers/vosdroits/F358
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title: "Déclaration de revenus annuelle"
source: "https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F358"
extraction: "dom"
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Toute personne domiciliée fiscalement en France est tenue de déposer une
déclaration de revenus, y compris lorsqu’elle n’a perçu aucun revenu imposable.

## Personnes rattachées au foyer

Régler la capture pour une conversation

Le but est qu’une page passe de l’écran à la conversation en un geste, avec le moins de caractères inutiles possible. Six réglages, dont trois diffèrent de l’installation par défaut.

  1. Ouvrez les paramètres et réglez « Clic sur l’icône » sur « Copier le Markdown ». Le texte part alors directement dans le presse-papiers, sans fenêtre : c’est un clic, puis un collage dans la conversation.
  2. Dans « Ce qui entre dans la note », passez « Images » sur « ignorer ». Un modèle qui lit du texte ne voit pas les illustrations : il n’en reçoit que les adresses, qui occupent du contexte sans rien apporter.
  3. Laissez cochée la case « Couper la navigation, la pagination et les blocs de service ». C’est elle qui fait tout le travail décrit sur cette page ; décochée, la capture redevient une page web complète avec ses menus.
  4. Dans les propriétés du frontmatter, gardez au minimum title, source et published. Ces trois lignes servent d’ancrage : elles disent au modèle de quel document il parle et à quelle date il a été publié, ce qu’aucun copier-coller ne fait.
  5. Ouvrez « Boutons de la fenêtre » et activez « Vers l’IA ». Ce bouton copie la capture et ouvre un onglet de conversation dans la foulée ; il est décoché à l’installation, comme les trois autres boutons secondaires.
  6. Avant de coller une page longue, regardez le compteur en bas de la fenêtre : il donne le nombre de caractères de la capture. C’est le moment de décider si vous envoyez la page entière ou seulement la section utile, sélectionnée à la main.

Réglages conseillés pour le contexte

Ces valeurs visent une seule chose : le maximum de texte utile par caractère envoyé. Elles se justifient différemment de celles d’un usage d’archivage, où l’on garde tout par principe.

RéglageValeurPourquoi celle-là ici
Clic sur l’icôneCopier le Markdownla capture n’a pas à devenir un fichier : elle passe par le presse-papiers et va directement dans la conversation
Imagesignorerle modèle ne voit pas les images, il n’en lit que les adresses – c’est du contexte payé pour rien
Notes de bas de pageactivéles renvois deviennent `[^1]` avec leurs définitions groupées en fin de texte : le lien entre l’appel et la référence survit
Couper la navigationactivéc’est le réglage qui produit la différence mesurée : 102 lignes de menu répétées contre 282, 478 et 491
Propriétés gardéestitle, source, publishedtrois lignes qui bornent la source dans une conversation à plusieurs documents et donnent une adresse vérifiable
Boutons de la fenêtreCopier + Vers l’IA« Vers l’IA » copie et ouvre un onglet de conversation d’un seul geste ; il est décoché à l’installation
Règle par sitemotif d’un site à forte navigation, images `aucune`inutile de refaire le réglage à chaque visite d’un site que vous consultez tous les jours
Cas difficile : une page de résultats, où l’extension refuse de livrer trois cents liensleboncoin.fr/recherche
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title: "Recherche – annonces"
source: "https://www.leboncoin.fr/recherche?text=vélo"
extraction: "no-article"
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Trois usages réels

Faire lire un texte administratif long

Une notice de l’administration fait douze écrans et renvoie à quatre autres pages. Vous la capturez avec les images coupées, vous collez le Markdown dans la conversation, et le modèle reçoit le corps du texte, ses titres de section et ses tableaux de conditions – sans le menu du site répété à chaque section ni le bandeau de consentement.

La différence se mesure en questions de suivi. Le modèle qui reçoit source et published dans l’en-tête répond « d’après la page publiée le … » au lieu d’inventer une date, et vous pouvez rouvrir l’adresse pour vérifier une phrase précise. C’est le même texte qu’à l’écran : rien n’est résumé ni réécrit au passage.

Comparer trois sources dans une seule conversation

Vous capturez trois pages sur le même sujet et vous les collez à la suite. Chacune arrive avec son propre bloc de frontmatter, donc le modèle voit trois documents distincts plutôt qu’un long texte continu, et peut répondre en nommant celui qui contient telle affirmation.

C’est aussi là que le refus est utile : si l’une des trois pages est en réalité une page de résultats ou un fil de liens, la capture ne contient que son en-tête et le champ extraction porte no-article. Vous le voyez immédiatement, au lieu de découvrir dans la réponse que le modèle a résumé un menu.

Donner au modèle une page qu’il ne peut pas atteindre

Une note interne derrière l’authentification de l’entreprise, un article auquel vous êtes abonné, une page qui sert aux robots une version différente de celle que vous lisez : dans les trois cas, demander au modèle d’aller chercher l’adresse ne donne rien ou donne autre chose. L’extension, elle, lit la page que votre navigateur a déjà affichée pour vous.

Le texte passe par votre presse-papiers, et par lui seul : l’extension ne fait aucune requête réseau, n’envoie rien à un service d’IA et ne demande aucune permission d’hôte. Ce qui part dans la conversation est ce que vous y collez, quand vous le collez.

Comparé aux façons de faire actuelles

Il y a cinq manières courantes de mettre une page web sous les yeux d’un modèle. Elles ne coûtent pas le même nombre de caractères, ni la même confiance dans la réponse.

MéthodeCe que vous obtenezCe que ça coûte
Coller l’adresse et laisser le modèle la chercherun seul geste, aucun outilbeaucoup de modèles n’atteignent pas la page, et ceux qui y arrivent lisent souvent la version servie aux robots
Tout sélectionner et copier la pagele texte complet, tel qu’il estmenus, bandeaux et pied de page arrivent avec – c’est le cas mesuré à 282, 478 et 491 lignes de navigation répétées
Une extension qui « discute avec la page »la conversation sans quitter l’ongletle texte transite par le service de l’extension, et vous ne voyez pas ce qui a été envoyé
Exporter en PDF et téléverser le fichierla page entière, mise en page comprisele PDF réintroduit en-têtes, pieds de page et coupures de colonnes que le modèle doit démêler
Une capture d’écran envoyée au modèlece que l’œil voit, sans conversiondu texte lu depuis une image, donc ni cherchable, ni citable au mot près, et une image longue est tronquée
Clean Clipperdu Markdown propre, borné par un frontmatterune page à la fois, un collage manuel ; l’extension ne compte pas les jetons et ne découpe pas le texte pour vous

Quand la capture ne donne pas ça

Pourquoi la capture ne contient-elle que quelques lignes d’en-tête ?

Parce que la page n’est pas un article, et que l’extension le dit au lieu de vous tendre un menu. La vérification porte sur le Markdown terminé : au-delà de 800 caractères, si plus d’un quart des caractères se trouvent dans des libellés de liens, la page est classée comme fil ou vitrine et le champ extraction reçoit no-article.

Ce refus est délibéré et c’est lui qui vous protège du pire cas : un modèle qui résume consciencieusement une page de résultats en croyant lire un document. Si vous vouliez malgré tout ce texte, sélectionnez-le à la main – sur une sélection, ni la coupe ni le refus ne s’appliquent.

Pourquoi le texte capturé n’est-il pas tout à fait celui que j’ai lu ?

Regardez le champ extraction. S’il porte jsonld-articlebody, c’est que la page n’avait pas fini d’afficher son corps de texte et que celui-ci a été lu dans ses données structurées – ce basculement n’a lieu que si ces données contiennent au moins une fois et demie plus de texte que ce qui était réellement affiché.

La version structurée est souvent la version canonique de l’éditeur : elle peut ne pas contenir les encarts insérés dans la page, ni les blocs ajoutés après coup. C’est justement pour cela que le mode d’extraction est écrit dans la note plutôt que passé sous silence.

Pourquoi la page dépasse-t-elle encore la fenêtre de contexte ?

Parce qu’une capture propre reste le texte entier de la page. Le compteur affiché sous l’aperçu donne le nombre de caractères : c’est la mesure à regarder avant de coller. Une page de documentation ou un rapport peuvent légitimement peser plusieurs dizaines de milliers de caractères une fois la navigation retirée.

Deux leviers réduisent cela sans rien perdre d’utile : couper les images, et capturer une sélection plutôt que la page entière. Ce que l’extension ne fera pas à votre place, c’est découper le texte en fragments ni compter les jetons – ce sont deux fonctions qu’elle n’a pas.

Pourquoi le bouton « Vers l’IA » n’apparaît-il pas dans la fenêtre ?

Parce qu’il est décoché à l’installation. Seuls « Copier » et « En .md » sont affichés au départ ; « Dossier », « Obsidian », « Imprimer » et « Vers l’IA » s’activent dans la section « Boutons de la fenêtre » des paramètres, précisément pour que la fenêtre ne présente pas six boutons à quelqu’un qui n’en utilise qu’un.

Une fois activé, ce bouton copie la capture et ouvre un onglet de conversation. Le collage reste à vous : rien n’est envoyé automatiquement, et l’extension elle-même ne fait aucune requête réseau.

Ce qu’il ne fait pas

Il ne résume pas et ne réécrit pas : le texte de l’article est converti, pas retouché, et le travail de synthèse reste celui du modèle. Il n’envoie rien de lui-même à un service d’IA – le texte passe par votre presse-papiers, et l’extension ne fait aucune requête réseau. Il ne compte pas les jetons et ne découpe pas le texte en fragments pour vous. Et il ne récupère pas une page que vous n’avez pas ouverte : il n’y a ni robot d’exploration, ni traitement par lots.

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Questions

Pourquoi ne pas coller l’URL et laisser le modèle aller la chercher ?
Parce que beaucoup de modèles n’atteignent pas la page, et que ceux qui y arrivent reçoivent souvent la version servie aux robots. La capture fixe exactement ce qui était à l’écran, y compris derrière une session que vous aviez déjà ouverte.
L’extension envoie-t-elle quelque chose à un service d’IA ?
Non. Le texte part dans votre presse-papiers, et un onglet de chat s’ouvre si vous appuyez sur le bouton prévu pour ça ; l’extension elle-même ne fait aucune requête réseau.
Combien de contexte cela fait-il gagner ?
Cela dépend de la page, mais la mesure donne un ordre de grandeur : 102 lignes de navigation répétées contre 282, 478 et 491 pour les trois autres moteurs, sur le même corpus de 109 pages.
Puis-je retirer les images pour économiser du contexte ?
Oui. Mettez les images sur « ignorer » et le Markdown ne contient plus aucun lien d’image.
Le modèle saura-t-il d’où vient le texte ?
Oui, si vous gardez le frontmatter. Il porte le titre, l’adresse source et la date de publication, en tête du fichier et en clair.
Le frontmatter perturbe-t-il le modèle ?
Non. Ce sont cinq lignes de YAML en tête du texte, une forme que les modèles rencontrent partout. Elles servent de borne entre deux documents collés à la suite, ce qui vaut largement leur coût en caractères.
Puis-je capturer plusieurs onglets d’un coup ?
Non. C’est une page à la fois, celle que vous regardez ; il n’y a ni traitement par lots ni robot d’exploration. Chaque capture part d’un clic ou du raccourci Alt+Shift+M.
Que deviennent les tableaux de la page ?
Ils restent des tableaux Markdown. L’extension les écrit avec son propre sérialiseur : sur le corpus technique mesuré, 12 tableaux sur 15 sont passés entiers, contre 7 pour chacun des moteurs comparés – un tableau aplati en une ligne est illisible pour un modèle comme pour vous.
Et si la page est dans une autre langue ?
Rien ne change. L’extraction ne dépend pas de la langue du texte : elle a été mesurée sur 403 pages issues des cinquante sites les plus visités de douze pays européens, sans un seul échec.
Le texte capturé peut-il servir de source citable dans la réponse ?
Oui, à condition de garder source et published. Le modèle dispose alors de l’adresse exacte et de la date annoncée par la page ; sans ces champs, il ne peut que deviner, et deviner une date est précisément ce qu’on cherche à éviter.