Pour qui
Des articles qui gardent leur vraie date
Un article enregistré sans sa date de publication devient une référence à reconstituer plus tard. L’extension lit la date dans les métadonnées de la page plutôt que de la chercher dans le texte, et laisse le champ vide quand la page n’en porte aucune. Les liens de renvoi, eux, deviennent de vraies notes Markdown rassemblées en fin de fichier.
Où se perd une référence
Le moment où une source devient inutilisable est presque toujours le même : il faut l’attribuer. La capture porte un titre approximatif, aucune adresse, et une date qui est celle du jour où vous avez lu la page. Vous rouvrez alors le navigateur pour retrouver l’article, sauf qu’il a changé d’adresse ou disparu derrière un accès que vous n’avez plus. La note existe et ne prouve rien.
Les notes de bas de page sont le second point de rupture. Un article scientifique tient autant dans ses renvois que dans son corps, et la plupart des convertisseurs les transforment en ancres mortes qui pointent vers une page quittée depuis longtemps. Les repères numérotés restent dans le texte, les définitions sont perdues, et il devient impossible de savoir à quoi renvoyait le troisième appel de note.
Il y a enfin le cas plus sournois de la date juste mais fausse. Une plateforme de préversions annonce souvent la date du dépôt le plus récent : vous citez la v1 en lui donnant la date de la v3, et personne ne s’en aperçoit avant la relecture par les pairs. Le même piège existe sur les pages de revue qui n’exposent que leur date de dernière modification. C’est pourquoi l’ordre des sources compte ici : les données structurées et les balises citation_date passent avant og:updated_time, qui n’est consulté qu’en dernier recours.
Ce que la note conserve
- Lit
citation_dateetcitation_publication_date– les balises meta qu’émettent arXiv, PubMed, HAL et IEEE - Lit aussi JSON-LD
datePublished,article:published_time,time[datetime]et les horodatages Unix - L’ordre des sources est fixe : données structurées, puis balises meta, puis
time[datetime]– aucune date n’est cherchée dans le corps du texte - Les dates hors de la fenêtre 1990–2100 sont rejetées : un identifiant à quatre chiffres ne devient pas une année de publication
- Aucune date sur la page signifie champ vide, jamais la date du jour
- Les liens de renvoi deviennent des notes
[^1]avec leurs définitions rassemblées en fin de fichier - L’auteur est filtré : titres de rubrique et libellés de boutons n’atterrissent pas dans le champ author
- L’adresse source est écrite dans le frontmatter, la note reste donc citable à elle seule
--- title: "Diffusion de l’information dans les réseaux sociaux" source: "https://hal.science/hal-01234567" published: "2019-06-03" extraction: "dom" --- Les liens faibles portent une part disproportionnée de l’information nouvelle qui circule dans un réseau.[^1] [^1]: Granovetter, M. (1973). The Strength of Weak Ties.
Monter un dossier de lecture
L’objectif est qu’une note soit citable sans rouvrir le navigateur : date exacte, adresse exacte, renvois intacts. Sept étapes, dont la dernière est une vérification à faire une fois.
- Dans les paramètres, section « Où enregistrer », appuyez sur « Choisir… » en face de « Dossier sur le disque » et désignez le dossier du projet de recherche. L’autorisation est demandée une fois et retenue par le navigateur.
- Renseignez « Sous-dossier des téléchargements » avec le nom de la revue de littérature en cours. Ce champ sert aussi au dossier sur le disque, pas seulement aux téléchargements du navigateur : c’est le même chemin relatif dans les deux cas.
- Réglez « Nom du fichier » sur
{date} - {title}. Le dossier se trie alors par date de publication, ce qui est l’ordre dans lequel on relit une revue de littérature – et pas par date de lecture, qui n’a aucun sens six mois plus tard. - Dans les propriétés, gardez les cinq champs,
authoretpublisheden particulier. Un champ retiré n’est pas un champ vide : il ne sera pas écrit du tout, et il faudra rouvrir la page pour le retrouver. - Laissez cochée « Renvoyer les notes de bas de page à la fin ». C’est ce qui transforme les appels de note en
[^1]avec leurs définitions groupées, au lieu d’ancres qui pointent vers une page que vous aurez quittée. - Gardez « Images » sur « garder en liens ». Dans un article scientifique, les figures et une bonne part des formules sont rendues en image : couper les images ferait disparaître silencieusement des éléments du raisonnement.
- Capturez un article pour vérifier, et regardez le champ
publisheddans les propriétés de la fenêtre avant d’enregistrer. S’il est vide, la page n’annonce aucune date – c’est une information sur la source, à noter tout de suite plutôt qu’à découvrir à la rédaction.
Réglages conseillés pour la recherche
Ces valeurs privilégient la traçabilité sur la légèreté : on garde plus de choses qu’ailleurs, parce qu’un champ manquant se paie à la rédaction et non à la lecture.
| Réglage | Valeur | Pourquoi celle-là ici |
|---|---|---|
| Clic sur l’icône | Ouvrir la fenêtre | la fenêtre montre `published` et `author` avant l’enregistrement : c’est le seul moment où vérifier coûte trois secondes |
| Nom du fichier | `{date} - {title}` | `{date}` est la date annoncée par la page, donc le dossier se trie dans l’ordre de publication, pas dans celui de la lecture |
| Propriétés gardées | les cinq champs | un champ retiré n’est pas écrit ; retrouver un auteur six mois plus tard demande de rouvrir la page, quand elle existe encore |
| Notes de bas de page | activé | un article tient autant dans ses renvois que dans son corps : les appels deviennent `[^1]` avec leurs définitions en fin de fichier |
| Images | garder en liens | figures et formules rendues en image disparaîtraient sans un mot si les images étaient coupées |
| Couper la navigation | activé | les plateformes bibliographiques répètent leur barre de facettes dans chaque section – c’est du bruit dans une citation |
| Règle par site | motif `hal.science/*`, sous-dossier `hal` | chaque plateforme a ses conventions de date ; les séparer permet de repérer d’un coup d’œil celles où le champ reste vide |
--- title: "Notice de thèse – sociologie des réseaux d’entraide" source: "https://theses.fr/2021REN20034" author: "Camille Rougier" extraction: "dom" --- ## Résumé L’enquête porte sur trois collectifs d’entraide constitués entre 2015 et 2019. ## Discipline Sociologie
Trois usages réels
Constituer une revue de littérature en HTML
Une partie croissante de ce qu’on lit n’existe qu’en page web : notices, billets de carnet de recherche, rapports d’organismes, documentation de jeux de données. Vous les capturez au fil de la lecture dans un dossier unique, chacune avec sa date annoncée et son adresse, et le dossier devient cherchable en texte intégral par votre système.
Ce que vous obtenez n’est pas une bibliographie : c’est un corpus de travail. Les champs bruts sont là – title, author, published, source – mais aucun style de citation n’est appliqué, et il n’y a ni BibTeX ni RIS en sortie. La mise en forme reste l’affaire de votre gestionnaire de références.
Fixer une préversion avant qu’elle change
Vous citez une préversion déposée il y a trois semaines. Elle peut être remplacée demain, et l’adresse continuera d’afficher la version la plus récente, avec un texte différent sous le même titre. Une capture prise aujourd’hui garde le texte que vous avez lu, la date que la page annonçait alors et l’adresse exacte, y compris le numéro de version quand il figure dans l’URL.
Quand une nouvelle version paraît, une seconde capture arrive sous un autre nom si la date annoncée a changé. Vous avez alors les deux textes côte à côte dans le même dossier. L’extension ne les compare pas et ne signale pas ce qui a bougé : elle enregistre, la comparaison reste manuelle.
Lire derrière un accès institutionnel
Un article accessible par l’abonnement de votre établissement se capture comme n’importe quelle page, parce que l’extraction porte sur ce que votre navigateur a déjà affiché après authentification. Aucune requête ne part vers un serveur, et l’extension ne demande aucune permission d’hôte : elle ne voit que l’onglet où vous avez cliqué.
Le résultat est un fichier sur votre disque, pas un accès partagé. Les conditions de l’éditeur continuent de s’appliquer à ce que vous en faites – la capture facilite la lecture et la citation, elle ne redistribue rien et ne change rien à vos obligations.
Comparé aux façons de faire actuelles
Chacune de ces méthodes répond à une question différente. Le tableau dit laquelle, et ce que chacune laisse de côté – la dernière ligne comprise.
| Méthode | Ce que vous obtenez | Ce que ça coûte |
|---|---|---|
| Un gestionnaire de références | la bibliographie, les styles de citation, les collections | la page elle-même n’est pas gardée en texte lisible : la note reste une fiche, pas un document cherchable |
| Imprimer la page en PDF | l’apparence exacte de l’article | le texte est figé dans une mise en page ; les notes de bas de page redeviennent du texte au pied d’une image de page |
| Copier-coller dans un traitement de texte | le texte, tout de suite | la barre de facettes de la plateforme arrive avec, les appels de note perdent leurs définitions, et la date est à recopier à la main |
| Garder le DOI ou l’adresse | la référence canonique, en une ligne | ne dit rien du contenu : ni recherche en texte intégral, ni lecture hors ligne, ni trace de ce que disait la version que vous avez lue |
| Une capture d’écran de la page | la preuve visuelle de ce qui était affiché | ni cherchable, ni citable au mot près, et il faut rouvrir chaque image pour retrouver une phrase |
| Clean Clipper | le texte, les renvois et les métadonnées dans un fichier à vous | ne produit ni BibTeX ni RIS, ne télécharge pas le PDF, et laisse le champ vide quand la page n’annonce pas de date |
Quand la référence cloche
Pourquoi le champ published est-il vide ?
Parce que la page n’annonce aucune date dans ses métadonnées. L’extension regarde successivement les données structurées, une série de balises meta – article:published_time, citation_date, citation_publication_date, datePublished, pubdate et quelques autres – puis les éléments time[datetime]. Si rien de tout cela n’existe, le champ n’est pas écrit.
Le remplir avec la date du jour serait pire que de le laisser vide : cela installe une donnée fausse dans un corpus que vous ne relirez pas champ par champ. Un champ vide, lui, se voit à la lecture et se corrige à la main, une fois, au bon endroit.
Pourquoi la date capturée est-elle plus récente que la publication ?
Parce que la page ne publiait probablement que sa date de mise à jour. og:updated_time figure en dernier dans l’ordre des sources, mais il est consulté quand aucune balise de publication n’existe – et certaines plateformes n’exposent que celle-là. Sur les pages de préversion, la date annoncée est souvent celle du dépôt le plus récent, pas celle de la version que vous lisez.
La parade tient à la vérification de la fenêtre : les propriétés affichent published avant l’enregistrement. Quand la date paraît suspecte, l’article lui-même porte presque toujours la bonne, et il vaut mieux la corriger dans le fichier tout de suite.
Pourquoi les notes de bas de page ne sont-elles pas passées ?
Deux causes possibles. La première est le réglage : « Renvoyer les notes de bas de page à la fin » peut avoir été décoché, ou modifié par une règle propre à ce site. La seconde tient à la page : les notes affichées en infobulle par un script, sans lien d’ancre dans le document, ne laissent rien à récupérer.
Quand elles passent, l’ordre des opérations compte plus qu’il n’y paraît : les renvois sont rassemblés avant que l’assainissement ne retire les identifiants dont ils dépendent. C’est un détail interne, mais c’est celui qui fait la différence entre des notes utilisables et des ancres mortes.
Pourquoi les formules n’apparaissent-elles pas dans la note ?
Parce qu’une bonne partie d’entre elles sont rendues en image. Une formule en image reste un lien vers le site d’origine, et si vous avez mis « Images » sur « ignorer », elle disparaît sans laisser de trace visible – d’où le réglage « garder en liens » conseillé pour la recherche.
Les formules écrites en texte, elles, passent normalement, y compris à l’intérieur des tableaux et des titres. L’extension ne convertit rien en notation mathématique et ne recompose aucune équation : elle transporte ce que la page contenait, sans plus.
Ce qu’il ne fait pas
Il ne produit pas de référence bibliographique formatée : ni BibTeX, ni RIS, ni style de citation – le frontmatter donne les champs bruts, la mise en forme reste l’affaire de votre gestionnaire. Il ne télécharge pas le PDF de l’article, il capture la page HTML que vous avez sous les yeux. Il ne devine pas une date absente, et sur certains corpus la date manque souvent : c’est une propriété des sites, pas de l’extraction. Les formules rendues en image restent des images, donc des liens vers le site d’origine.
Questions
Et si la page ne porte aucune date de publication ?
Les notes de bas de page fonctionnent-elles après la capture ?
Peut-il capturer un article derrière un accès institutionnel ?
Est-ce que ça remplace Zotero ?
Puis-je ne garder que la section qui m’intéresse ?
Le DOI est-il enregistré ?
source ; quand il n’apparaît que dans le corps de l’article, il reste dans le texte, où la recherche en texte intégral le retrouve.Puis-je capturer le PDF de l’article ?
Que donne une page de résultats bibliographiques ?
extraction: "no-article". Une liste de notices est un fil de liens, pas un document : la rendre en trois cents liens n’aiderait personne.